Lis le conte que Zummy adore
Le Petit Chaperon Rouge
Une fillette en cape rouge, un panier pour sa grand-mère, et un loup qui rôde dans les bois : l’un des contes les plus connus au monde, dans sa toute première version écrite en France.
Dans un village au bord d’une grande forêt vivait une fillette si aimée de sa grand-mère que la vieille dame lui avait cousu une cape et un capuchon de velours rouge. La fillette le portait partout, si bien qu’on ne l’appelait plus, dans tout le village, que le Petit Chaperon Rouge.
Un matin, sa mère prépara un panier avec un pain frais et un petit pot de beurre. “Ta grand-mère est souffrante,” lui dit-elle. “Porte-lui ceci, et va tout droit, sans t’écarter du chemin.”
Une rencontre dans les bois
Le chemin de la forêt était long, mais le Petit Chaperon Rouge n’en avait pas peur, car elle le connaissait bien. À mi-chemin dans les arbres, elle croisa un loup, sans savoir qu’il fallait s’en méfier, n’en ayant jamais rencontré. Le loup lui demanda, de la voix la plus aimable qu’il put trouver, où elle allait avec un panier si plein.
“Chez ma grand-mère,” répondit-elle, “juste après le moulin, la première maison de la clairière.” Le loup, réfléchissant vite, lui suggéra de cueillir des fleurs en chemin pour sa grand-mère, et pendant qu’elle s’écartait du sentier pour les ramasser, il fila par le raccourci.
Chez la grand-mère
Le loup arriva le premier à la chaumière, et trouvant la porte simplement poussée, il entra. Quand le Petit Chaperon Rouge arriva un peu plus tard, fleurs à la main, elle trouva les rideaux tirés et sa grand-mère, semblait-il, déjà couchée.
“Approche-toi, mon enfant,” dit une voix sous les couvertures, et quelque chose dans cette voix la fit s’arrêter sur le seuil. “Grand-mère,” dit-elle lentement, “comme vous avez de grandes oreilles.” “C’est pour mieux t’entendre.” “Comme vous avez de grands yeux.” “C’est pour mieux te voir.” “Comme vous avez de grandes dents.” Et à cet instant, le loup bondit hors du lit, mais le Petit Chaperon Rouge avait déjà reculé vers la porte ouverte, et elle courut.
Les bûcherons
Ses cris traversèrent la clairière jusqu’à un groupe de bûcherons qui travaillaient non loin, et ceux-ci accoururent, haches levées. Le loup, acculé et en infériorité, s’enfuit de nouveau dans la forêt et ne fut plus jamais revu dans ce village. Les bûcherons trouvèrent la grand-mère saine et sauve dans la remise, où le loup l’avait enfermée plutôt que de lui faire du mal, et toute la famille se retrouva ce soir-là, bouleversée mais réunie.
À partir de ce jour, le Petit Chaperon Rouge ne quitta plus jamais le chemin, aussi jolies que puissent paraître les fleurs au-delà, et elle n’oublia jamais qu’une voix aimable, aussi rassurante soit-elle, ne mérite pas toujours qu’on lui fasse confiance.
▶ Regarder sur notre chaîne YouTube
Berceuse Normande
Laissez cette mélodie jouer doucement pendant que vous lisez le Petit Chaperon Rouge à voix haute : une berceuse traditionnelle jouée en direct, venue de Normandie, dans le nord de la France.
Plus de contes, plus de berceuses
Ceci est l’un des contes d’une collection en pleine croissance, des histoires traditionnelles venues du monde entier, chacune associée, quand c’est possible, à une vraie berceuse de la même culture.
